Fan de COLIN FIRTH

Colin Firth vu de France

Entretien dans Gala.fr pour Le Discours d’un Roi


Des propos recueillis par Isabelle Rivère publiés dans Gala.fr.

Le discours d’un roi, un film magnifique sur le combat mené par le souverain George VI (le père de la reine Elisabeth II) pour maîtriser son bégaiement, sort aujourd’hui sur les écrans. L’acteur britannique y incarne un monarque profondément émouvant – rôle qui lui a déjà valu le prix du Meilleur acteur aux Golden Globes et aux Screen Actors Awards, ainsi qu’une nomination aux prochains Oscars. Entretien…

Extraits de l’entretien :

Colin Firth: Je l’ai accepté immédiatement. Tout le monde, dans le métier, connaissait l’existence de ce projet depuis des mois, les gens n’arrêtaient pas d’en parler, Tom Hooper n’ayant jamais fait un seul mauvais film, Le discours d’un roi s’annonçait comme un vrai beau long métrage. Au départ, comme le temps passait, aucune proposition ne venant j’avais dit à mon agent de ne pas m’envoyer le scenario. Je ne voulais pas… tomber amoureux d’un film qui n’aurait pas été pour moi. Et puis les choses se sont précipitées, on m’a téléphoné pour me demander si j’acceptais de rencontrer Tom, nous nous sommes donné rendez-vous, le déjeuner a duré trois heures et nous avons commencé à travailler le jour-même.

C. F. : Ce qui définit un être humain, ce qui dit tout de sa personnalité, de son caractère, c’est la manière dont il négocie les obstacles qui se dressent sur sa route. […] Je devais trouver le moyen d’incarner cette dignité personnelle pour laquelle il se battait, et, dans le même temps, laisser apparaître l’immense vulnérabilité de cet homme. Voilà quelle était à mes yeux la clé du personnage: une tension permanente entre sa vulnérabilité, héritée de l’enfance, et son immense dignité en tant que souverain et chef d’Etat.

C. F.: Le premier jour du tournage, nous avions cette longue scène à jouer, Geoffrey Rush et moi, celle de la première rencontre entre le futur George VI et son thérapeute, Lionel Logue. Une scène de dix minutes, ce qui est énorme. A la fin de la journée, j’avais des maux de tête épouvantables. Et ces douleurs sont restées. […] Je n’aurais pas pu incarner le roi à l’écran si je n’avais pas trouvé un moyen de faire moi-même l’expérience de ce combat permanent.

C. F. : Je n’avais jamais lu de livre sur la famille royale, et je reconnais que le film a éveillé chez moi un intérêt sincère pour cette dynastie. Mon père est historien, c’est un grand spécialiste des Etats-Unis et jusqu’ici je ne m’étais intéressé qu’à quelques figures bien particulières comme George III, dont le règne est étroitement lié à l’histoire américaine. Je connaissais aussi Richard II par l’intermédiaire de Shakespeare, mais c’était à peu près tout. Or là, je me suis passionné pour George VI. J’ai découvert un héros méconnu.

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